Nous avons tous noté que la Fête Nationale est, en France, une étincelante vitrine où s'étale avec faste cette part essentielle de notre Identité Nationale: le bon goût.
Élèves de l'École militaire interarmes
pendant le défilé du 14 juillet 2007 sur les Champs-Élysées.
© Marie-Lan Nguyen / Wikimedia Commons
Pour vous enivrer de poésie dans ce monde de brutes, je vous offre un aperçu de la délicate
Romance du 14 juillet, qui est probablement au départ une chanson d'atelier (mais de quel atelier ? de couture ? de mécanique ? je ne sais) et qui figure maintenant dans les livrets de chansons de salles de garde.
Pour avoir une idée de la subtile mélodie, la voici interprétée ici par la
chorale de l'ULB:
6 commentaires:
Hmmm... Oui, c'est très frais.
Et ça accompagne assez bien le vrombissements des bôôô n'avions (ben oui, je suis tout près de Paris, à vol d'oiseau ou d'avion militaire).
Bises martiales
La douce Clara va peut-être chanter ça à l'élyséenne gardeune-partie...
Ah... Ça ne fait pas partie de son répertoire ? Une omission impardonnable !
Tiens, au sujet du répertoire de Carlita, j'ai découvert hier soir, sur le blog de Pépina (Journal d'une jeune fille (dé)rangée), un extrait d'une chanson de son nouvel album. Ça donne ceci :
«Tellement je tiens
à être tienne
je fais une croix sur mes emblèmes
sur ma carrière d'amazone
sur ma liberté souveraine...»
Chacun appréciera à sa juste valeur cette belle tirade...
Bises !
Ah... Merci Flo Py !
C'est beau comme de... comme des... comme du... Bref... Inoubliable !
On nage dans la pure beauté ici, ça fait plaisir!
L'extrait cité par Flo Py, et qui laisse Françoise sans voix, est d'une étonnante modernité, non ?
Le thème, pour commencer: la femme libre qui se soumet à la loi du mâle élu au nom de l'amûûûr, on n'a jamais entendu ça.
Et la forme, alors là, il fallait oser: ce n'est pas rimé! On sait bien que la rime est, dans la chansonnette, une façon de masquer la navrante banalité du texte et de forcer sa mise en mémoire...
C'est courageux de prendre comme ça le risque d'être oubliée très vite...
Comme disait Guidoni juste avant de chanter "Viril" (sur la scène de l'Espace Européen, en 1989) : "C'est pas moderne, c'est contemporain".
Bises !
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