mercredi 24 septembre 2008

Romances contemporaines

Jean est un jeune homme de 22 ans. Il vient d'épouser Jessica.

«C'était très touchant», raconte une amie de Jessica, qui la connaît «depuis l'âge de 8 ans». Et de poursuivre: «Jessica a versé une petite larme, Jean était lui aussi très ému».

Le père de Jean a adressé au couple un message «très émouvant», selon une camarade de classe de Jessica. «Il a dit qu'il était très content que Jessica fasse partie de la famille. Il a également expliqué que c'était une femme très courageuse. Et que ce n'était pas parce qu'elle ne parlait pas beaucoup qu'elle n'en faisait pas moins.»

A la question de savoir où va se dérouler la suite des festivités, plusieurs invités indiquent que la soirée aura lieu dans les Yvelines. Mais globalement, ils se montrent très discrets, comme s'ils avaient reçu des consignes.

(d'après un compte -rendu de Valérie Zoydo pour 20minutes.fr)


Karim est un jeune homme de 22 ans. Il devait épouser Hélène le 20 septembre.

Son histoire n'a pas touché grand monde chez les pipoles. On l'a sorti du centre de rétention administrative du Mesnil Amelot, au matin du 21, pour le placer dans un avion partant pour Tunis. Je suppose que Karim a été « ému »...

Quant aux larmes d'Hélène, seuls ses amis proches peuvent en parler.

J'imagine qu'Hélène est une jeune femme courageuse et que, si elle ne parle pas beaucoup, c'est qu'elle est au bord de quelque chose de noir.

Mais je souhaite qu'un jour, pas trop lointain, Hélène et Karim seront à nouveau ensemble et pourront décider de leur vie.

Pour leurs amis*, ce jour-là sera le jour d'une fête secrète.


* Ils ne manquent pas d'amis... et vous pouvez les rejoindre en signant la pétition.

12 commentaires:

Le Charançon Libéré a dit…

C'est un parallèle mené de main de maître. Sobre et efficace, bravo !

(Pour un peu, j'aurais presque signé la pétition. Mais ma vieille hostilité pour le pétitionnage numérique m'en a empêché au dernier moment. Pas sûr que j'ai raison…)

Guy M. a dit…

Merci, et pour la signature je reviendrais à la charge. Genre brigade légère...

Flo Py a dit…

Ben moi j'ai signé (j'avais oublié l'autre fois...).

Bises et bonne nuit !

Dorémi a dit…

Ah, monsieur Charançon, comme ce serait bien si vous arriviez à surmonter votre blocage : la cause est si juste…

Guy M. a dit…

@ mademoiselle Flo,
Merci! J'ai eu raison d'y revenir, alors...

@ Dorémi,
Tout espoir n'est pas perdu: il m'a fallu vingt ans de psychanalyse avant de me mettre à signer des appels!

myrage a dit…

20 ans de psychanalyse pour en arriver à signer des appels? Eh beh... Penses-tu alors que mes doutes et mes appréhensions à ce sujet seraient des délires paranoïaques? Merde!
Je croyais que c'était de la prudence et du dégoût face au fait que les gens préfèrent se décharger la conscience en signant des pétitions plutôt que de se bouger le cul.

Mais quand on est touché de près, ce genre de comportement énerve beaucoup, c'est vrai.

A une époque je signais tout, maintenant nada... comment choisir?

Guy M. a dit…

Rien à voir avec la paranoïa...

On peut signer ET se bouger ce que l'on veut. Et être aussi cohérent que possible face à ce que l'on peut reconnaitre comme vérité: nous vivons dans le même monde.

Le Charançon Libéré a dit…

@ Doremi : monsieur ? Diantre… appellez-moi plutôt coupain…

Pour les autres, on est d'accord : à chacun de choisir au mieux. J'aurais tendance de mon côté à penser qu'un billet comme celui de Guy M vaut beaucoup beaucoup de signatures (je sais, je sais : il a fait les deux).

Guy M. a dit…

J'ai bien peur que tu n'exagères l'audience de ce petit billet d'humeur, hélas!

myrage a dit…

T'as des chiffres?
A part les commentateurs réguliers, tu es influent comment?
Pure curiosité, mais il est bien, ce blog, ceux qui n'y viennent pas ont bien tort!!

Le Charançon Libéré a dit…

Tout pareil. L'influence ne se mesure pas au nombre de clics, Guy. Pour moi, tu tiens un des meilleurs blogs actuels.

Guy M. a dit…

@ myrage,
certes, j'ai des chiffres, mais ils sont secrets...

@u Charançon,
Rrhôolaâala, du coup me v'la rouge comm'eun' pivouéne, comme on dit dans ma campagne...