samedi 29 mars 2008

Vol Air France à destination de Nouakchott

Le 11 mars, à Roissy, c'est la routine, sur le vol à destination de Nouakchott.

"Reconduite à la frontière", "mesure d'éloignement", Monsieur Hortefeux euphémisera tant qu'il voudra en grignotant des petits fours, il ne va pas, en plus, m'imposer son vocabulaire: j'appelle ça une expulsion.

Madame Fatimata M'baye, avocate inscrite au barreau de Nouakchott, vice-présidente de la Fédération internationale des droits de l'homme (FIDH) et présidente de l’association mauritanienne des droits de l'homme (AMDH), se trouve dans l'avion.

Elle sera amenée à protester contre le traitement infligé à l'expulsé, Mohamed Sidibé, un jeune mauritanien originaire du Guidimakha. Elle sera soutenue par un médecin présent dans l'avion, le docteur Pierre-Marie Bernard. Le commandant de bord finira par exiger que les policiers débarquent Mr Sidibé.

Bien sûr Maître Fatimata M'baye et le docteur Pierre-Marie Bernard ont, eux aussi, été débarqués. Et placés en garde à vue…

Voici le témoignage de Madame Fatimata M'baye tel qu'on le trouve sur le site de la FIDH.



Comme il est si bien dit dans le jdd.fr :

"La police a accusé M'Baye et Bernard d'obstruction à une mesure de reconduite à la frontière, ce qui est punissable par la loi française. Le ministère français des Affaires étrangères n'a pu être joint à ce sujet."

PS: On peut aussi entendre Fatimata M'baye sur le site de RFI.

2 commentaires:

Françoise a dit…

C'est l'ordinaire de la France de 2008. Pourquoi changerait-on quoi que ce soit...

Guy M. a dit…

J'ai toujours eu du mal à prendre des habitudes... j'aime bien le changement.