mardi 10 novembre 2009

C'est bien à ça qu'on les reconnaît

Une si belle illustration du célèbre adage, énoncé dans Les tontons flingueurs, ne s'invente pas, et mérite une ample citation.

Monsieur Eric Raoult, lors d'un triomphe.

Monsieur Frédéric Mitterrand, qui eut un tonton célèbre, devrait, un de ces jours, prendre connaissance de la communication suivante, signée de monsieur Eric Raoult.

Monsieur Éric Raoult attire l'attention de M. le ministre de la culture et de la communication sur le devoir de réserve, dû aux lauréats du Prix Goncourt. En effet, ce prix qui est le prix littéraire français le plus prestigieux est regardé en France, mais aussi dans le monde, par de nombreux auteurs et amateurs de la littérature française. A ce titre, le message délivré par les lauréats se doit de respecter la cohésion nationale et l'image de notre pays. Les prises de position de Marie Ndiaye, Prix Goncourt 2009, qui explique dans une interview parue dans la presse, qu'elle trouve "cette France [de Sarkozy] monstrueuse", et d'ajouter "Besson, Hortefeux, tous ces gens-là, je les trouve monstrueux", sont inacceptables.

Ces propos d'une rare violence, sont peu respectueux voire insultants, à l'égard de ministres de la République et plus encore du Chef de l'État. Il me semble que le droit d'expression, ne peut pas devenir un droit à l'insulte ou au règlement de compte personnel. Une personnalité qui défend les couleurs littéraires de la France se doit de faire preuve d'un certain respect à l'égard de nos institutions, plus de respecter le rôle et le symbole qu'elle représente. C'est pourquoi, il me paraît utile de rappeler à ces lauréats le nécessaire devoir de réserve, qui va dans le sens d'une plus grande exemplarité et responsabilité. Il lui demande donc de lui indiquer sa position sur ce dossier, et ce qu'il compte entreprendre en la matière ?

L'entretien paru dans la presse, qui a tant choqué monsieur Raoult, date du 30 août 2009 (et peut être consulté en intégralité sur le site des Inrocks).

Le "nécessaire devoir de réserve" que monsieur Eric Raoult voudrait voir observé par les lauréats des prix littéraires, doit donc être envisagé de manière très extensive, et rétroactive.

Il s'agit, en quelque sorte, d'un devoir de servilité universelle.

11 commentaires:

Dorémi a dit…

Parce que c'est sûr, les Sarko, Hortefeux, Besson le sont, eux, respectueux et tout le tralala…
Pfff.

Guy M. a dit…

Heu... oui, sans doute par définition... (Enfin, surtout du côté tralala...)

pièce détachée a dit…

«... la cohésion nationale... les couleurs littéraires de la France...»

Raoult aurait voulu monstrer que Marie Ndiaye a raison, qu'il ne s'y serait pas pris autrement.

Guy M. a dit…

Oui, Marie Ndiaye veut étendre sa liste, elle pourra ajouter ce bon Raoult.

(Mais je crois qu'elle a mieux à faire...)

JBB a dit…

"les couleurs littéraires de la France", je ne m'en lasse pas. A ce niveau de connerie, ça mérite un prix aussi, je trouve.

Guy M. a dit…

Eric Raoult est hors-concours depuis quelque temps, non ?

(Face à lui, Frédéric Lefebvre a l'air d'un amateur.)

Flo Py a dit…

On peut regretter que Marie NDiaye soit revenue sur ses propos et les ait reconnus "très excessifs"...

Bises.

Guy M. a dit…

Tant pis pour elle...

Je lirai son livre quand j'aurai le temps, alors.

JBB a dit…

Mince, moi qui comptais sur un compte-rendu de lecture…

C'est marrant, son revirement. Un peu de constance n'aurait pas nui, pourtant.

Guy M. a dit…

Je ne comprends pas: il faut assumer tous ses excès !

Guy M. a dit…

Il faut rectifier et lire la mise au point de Marie Ndiaye dans le NouvelObs:

http://bibliobs.nouvelobs.com/20091111/15823/marie-ndiaye-en-appelle-a-mitterrand-apres-le-texte-grotesque-deric-raoult-je-maintie