vendredi 18 décembre 2009

Pédagogie exemplaire

Le choix des exemples est un pont-aux-ânes de la pratique pédagogique. Mais les vieux baudets les plus expérimentés y trébuchent parfois...

Un bon exemple se doit d'être plaisant, de permettre éventuellement une incise souriante, mais il se doit d'éviter une incongruité trop radicale.

Il va sans dire, mais cela ne coûte rien de le rappeler, qu'il faut le choisir ou le construire aussi proche que possible d'une stricte analogie vérifiable terme à terme.

Je pourrais, avec un petit effort de mémoire, sous hypnose de préférence, établir une liste assez conséquente de mes propres faux pas en ce domaine de l'exemplification foireuse.

Il en ressortirait, je crois, que les plus aisés à rattraper sont les exemples improvisés qui, à peine lancés, révèlent leur inadéquation. Il est alors facile de les écarter, au besoin dans un éclat de rire général, ce que je n'ai jamais considéré comme une faute pédagogique.

Plus mortifiant est l'échec d'un exemple préparé à l'avance, voire noté sur un bout de papier, qui suscite dans les pupilles de l'auditoire, au cours de son exposé pontifiant, non pas l'éclair de compréhension attendu, mais un étonnement médusé, puis un amusement pincé. Ces réactions de l'auditoire s'explicitent très rapidement en échanges de regards, sourires et chuchotements...

C'est comme un naufrage...

Dans le ridicule.

Veuillez installer Flash Player pour lire la vidéo


Je pense que monsieur Besson avait bien réfléchi à son bel exemple, destiné à nous faire comprendre qu'il est possible de légiférer en imposant aux individus une certaine idée de leur dignité, même totalement opposée à leurs propres conceptions de leur dignité.

Mais il n'a pas dû sentir qu'il sombrait dans le ridicule...

Et pourtant, il me semble que cet exemple d'exemple calamiteux devrait être montré à tous les élèves professeurs, pour les mettre en garde: certains de leurs ainés n'ont pas survécu après avoir débité des âneries analogues dans le vrai cadre d'une vraie classe.

J'en ai connu un qui s'est recyclé dans la politique, où le ridicule n'a jamais tué personne.

4 commentaires:

JR a dit…

Besson défendant les nains contre les lancers intempestifs, c'est logique non?
Dernière minute fort à propos :
L'inscription "Arbeit macht frei" du camp d'Auschwitz-Birkenau a été dérobée.
Les soupçons se tournent vers un duo d'obsédés du travail et de la déportation…

Guy M. a dit…

Mauvaise langue !

Ils ont un alibi...

JR a dit…

Je ne suis pas sûr : comme leurs illustres prédécesseurs, ils sont partout !

Guy M. a dit…

;-)