vendredi 6 avril 2012

Des provisions pour un mois, et Mozart.

Voilà sans doute ce qu'il faudrait pouvoir faire, avec des provisions (de lecture) pour un bon mois, et de la musique : une virée dans les collines du Ngong.

Genre.



Out of Africa, film de Sydney Pollack qui a été, en français, pour qu'on comprenne bien, sous-titré Souvenirs d'Afrique, est une adaptation très partielle de La Ferme africaine, de Karen Blixen - toujours disponible en folio/Gallimard -, qui apprend aux jeunes générations qu'au temps des gramophones dans la savane, les amoureux avaient besoin de flinguer du gros avant de passer à l'acte.

A part cela, depuis que je l'ai vu, de bien belles images façon National Geographic viennent interférer avec l'écoute du concerto pour clarinette et orchestre, K. 622, de Mozart.

Comme si j'avais besoin de cette nostalgie-là en plus !

Si la romance de Pollack a popularisé le Queuchelle Six-Deux-Deux, c'est un autre film, beaucoup moins populaire, qui l'éclaire le mieux. Il s'agit du documentaire Le concerto de Mozart, tourné par Jean-Louis Comolli, avec la complicité de Francis Marmande, et sorti en 1997. On y voit Michel Portal travailler avec sept jeunes musiciens sur ce fameux K. 622. Le montage de ces séances, à mi chemin entre master class et répétitions,  finit par dessiner la méditation d'un grand interprète aux prises avec la mystérieuse beauté  d'une musique qui toujours le dépassera.



Le film est disponible dans le coffret de 2 DVD, Le Cinéma de Jean-Louis Comolli,

Fervent mozartien, Michel Portal est aussi un improvisateur généreux. Il termine ces jours-ci une série de concerts, en prélude au festival Europa Jazz, que les organisateurs ont cru bon de baptiser "acoustic tour". Cette tournée l'a mené, le 3 avril, à l'Espace Ronsard, au Lude, Centre culturel de Monjean-sur-Loire, qui se trouve dans la Sarthe, où il avait pour complices Bernard Lubat. Arte Live Web a eu la bonne idée d'en poster la vidéo (*), qui restera en ligne pendant encore 181 jours et 8 heures.



Michel Portal (clarinettes, saxophones, bandonéon), Bernard Lubat (batterie, piano, voix, jouets).
(Samedi soir, ce sont les heureux spectateurs de Dompierre, dans l'Orne, 
qui pourront les voir à la Salle Normande.)


(*) Pour n'oublier personne :
Réalisateur : Stéphane Sinde
Cadreurs : Jérémie Clément, Patrick Berthou, Célidja Pornon
Son : Nicolas Titeux
Production : Armor TV, Mezzo et Oléo Film.





2 commentaires:

Dorémi a dit…

Pour autant que je me souvienne le film de Pollack n'a pas grand-chose à voir avec le livre de Blixen, où Denys apparaît relativement tardivement et où il n'occupe de toute façon pas la même place que dans le film…
Je crois que, pour une fois, j'avais préféré le film au livre :-)
Bise, Monsieur Guy

Guy M. a dit…

Je suis resté attaché au livre de Blixen que j'avais lu "sur place"... Et quand j'ai vu le film, je n'ai évidemment rien retrouvé.

Bise, Madame Dorémi.