... ou définitivement momentanée, allez savoir.
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| Mais pour l'instant, c'est comme ça. |
PS : L'image a été empruntée à la galerie de Grand'Pa, où il est possible de l'admirer en haute définition.
... ou définitivement momentanée, allez savoir.
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| Mais pour l'instant, c'est comme ça. |
En bonne déontologie journalistique, il serait souhaitable que les correctifs, voire les démentis, soient publiés à la même place, en même taille de caractères et sous la même signature que l'initiale fausse (bonne ou mauvaise) nouvelle...
On sait que c'est bien loin d'être le cas.
Monsieur Christophe Cornevin, qui est, avec son confrère monsieur Jean-Marc Leclerc, l'un des journalistes du Figaro accrédités auprès du ministère de l'Intérieur, annonçait en fanfare, le 4 avril, une "vaste opération anti-islamiste", avec dix interpellations. Il précisait, comme probablement on lui avait demandé de le faire, que cette "opération (...) n'a[vait] pas de lien direct avec l’affaire Mohamed Merah", mais il tenait à ajouter, comme probablement on lui avait demandé de faire :
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La photo, non créditée, datait d'une autre "opération".
Pas grave, c'était juste pour meubler, et rassurer les lecteurs.
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Contrôle d'une voiture au profil potentiellement similaire à celui d'un scooter.
(Photo : Gérard Julien / AFP.) |
Voilà sans doute ce qu'il faudrait pouvoir faire, avec des provisions (de lecture) pour un bon mois, et de la musique : une virée dans les collines du Ngong.
Genre.
Devant un tel titre - Vrouz, qui n'est qu'un condensé du nom de l'auteure Valérie Rouzeau mais sonne comme un départ sur les chapeaux de roues -, je ne me suis senti conforté dans mes mauvaises habitudes de liseur de poésie.
C'est-à-dire que, découvrant un nouveau livre, il me faut le lire une première fois à toute vitesse, et si possible d'une seule traite. Histoire de voir d'abord si cela chante ou pas. Une deuxième lecture, plus nonchalante, me permet d'entendre si en chantant cela me dit quelque chose. Ensuite la (re)lecture picore ici ou là, cherche à retrouver une page mais s'égare en maraudes... cela peut durer longtemps, et le livre finit par se faire à ma main, mon œil et mon oreille...
Je sais que les recueils de Valérie Rouzeau supportent bien ce genre de traitement.
Incapable, malgré des années d'étude, d'articuler proprement trois notes sur un instrument aussi simplet que le saxophone alto, j'éprouve la plus béate admiration pour les musicien(ne)s qui arrivent à maîtriser un biniou aussi tordu que la clarinette basse.
J'ai donc beaucoup d'estime pour mes chers compatriotes Michel Portal et Louis Sclavis, qui me semblent actuellement en être les meilleurs spécialistes.
Ce très court cocorico ne me fait pas oublier que c'est à Eric Dolphy que l'on doit d'avoir fait sortir la clarinette basse des fosses d'orchestre, où sa sonorité boisée ajoutait une belle profondeur à la section des anches. Avec lui, le biniou tordu de fabrication composite, est devenu instrument soliste sur la scène du jazz :
Sur la pochette du 33 tours Musidisc,Un jour, c'est sûr, je reviendrai à Fontaine-de-Vaucluse.
J'y suis allé pour la première fois il y a une bonne quinzaine d'années, lors d'un séjour vacancier - mais "hors saison", comme on dit - passé dans les parages de René Char.
Le ciel du printemps était translucide, et j'avais dans la tête, en désordre, des vers de la Chanson pour Yvonne (*) :
******************La Sorgue
**************Chanson pour Yvonne
Rivière trop tôt partie, d’une traite, sans compagnon,
Donne aux enfants de mon pays le visage de ta passion.
Rivière où l’éclair finit et où commence ma maison,
Qui roule aux marches d’oubli la rocaille de ma raison.
Rivière, en toi terre est frisson, soleil anxiété.
Que chaque pauvre dans sa nuit fasse son pain de ta moisson.
Rivière souvent punie, rivière à l’abandon.
Rivière des apprentis à la calleuse condition,
Il n’est vent qui ne fléchisse à la crête de tes sillons.
Rivière de l’âme vide, de la guenille et du soupçon,
Du vieux malheur qui se dévide, de l’ormeau, de la compassion.
Rivière des farfelus, des fiévreux, des équarrisseurs,
Du soleil lâchant sa charrue pour s’acoquiner au menteur.
Rivière des meilleurs que soi, rivière des brouillards éclos,
De la lampe qui désaltère l’angoisse autour de son chapeau.
Rivière des égards au songe, rivière qui rouille le fer,
Où les étoiles ont cette ombre qu’elles refusent à la mer.
Rivière des pouvoirs transmis et du cri embouquant les eaux,
De l’ouragan qui mord la vigne et annonce le vin nouveau.
Rivière au cœur jamais détruit dans ce monde fou de prison,
Garde-nous violent et ami des abeilles de l’horizon.
René Char à Fontaine-de-Vaucluse, en 1966,
Fernand Meyssonnier, avec son outil préféré,L'acte étant en lui-même empreint d'une certaine gravité, il était de tradition de procéder à la mise à mort d'un être humain en y mettant les formes. Inventées ou platement véridiques, les petites histoires de la guillotine nous renseignent sur les délicates attentions dont le condamné à la peine capitale était l'objet.
Il y avait, pour commencer, son réveil avant l'aube, souvent évoqué. Deux ou trois matons expérimentés pénétraient avec célérité dans la cellule, afin de l'en extraire après l'avoir comme il faut entravé. C'est que le bougre pouvait se démener, et les costauds étaient suivis de précieuses personnalités qu'il fallait protéger. Parfois on lui passait la camisole de force, car l'usage voulait, sans doute, qu'on ne cogne pas trop fort. Estourbir l'homme qui devait mourir, et – cela va de soi – l'occire inconsidérément auraient été des fautes professionnelles graves...
Le condamné était emmené, à petits pas, dans les bureaux de la prison, où l'on signait une levée d'écrou. C'est donc un peu contraint mais presque libre qu'il allait pouvoir être décollé. On suppose que cette idée pouvait lui être comme une notable consolation qui s'ajoutait à celles que pouvaient lui prodiguer son avocat et tout ministre du culte à sa convenance...
Dans la plupart des récits, on raconte que l'administration lui accordait un petit verre d'alcool pour la route et une cigarette pour se détendre. Pour la gnôle, il s'agissait, semble-t-il, d'une rasade de rhum, probablement produit dans nos anciennes colonies et/ou nos futurs département ultramarins. On dit que le prisonnier récemment libéré pouvait, à sa demande, être resservi. Selon certains, il poussait parfois l'intempérance jusqu'à vider la bouteille. Mais, face au tabagisme, l'administration se montrait beaucoup moins laxiste, n'autorisant qu'une seconde cigarette, non par peur de voir son condamné être emporté par un foudroyant cancer broncho-pulmonaire, mais par crainte de perdre trop de temps à ces dernières inhalations nicotinées.
Une rapide toilette débarrassait prestement le condamné du col de sa chemise et des mèches de cheveux retombant sur son encolure, et le bourreau n'avait plus qu'à s'appliquer à ne pas massacrer son exécution.
Un point de vue.